Récits de Nav

Brest : un plan d’eau magnifique et formateur !

Semaine très agréable, fin juillet, en mer d’Iroise avec une météo et des coefficients adaptés au rase-cailloux.

On regrettera juste un petit manque de vent.

Toute l’équipe (5) se retrouve en début d’après-midi le samedi pour le café avec le bord descendant à la gare de Brest ; avitaillement dans l’après-midi puis le soir, dégustation à bord d’huitres de Noirmoutier (merci Jean Yves).

La première étape du dimanche nous mène de Brest à Douarnenez. Quelques manœuvres et rappels dans la rade de Brest puis cap sur Douarnenez avec passage au pied du Cap de la chèvre. Arrivée sur Douarnenez (port de Trèboul) dans l’après-midi ; balade dans Douarnenez qui affiche son musée de bateaux en tout genre. Nous avons l’occasion d’acheter une belle raie à un pêcheur qui s’amarre à proximité de Soprano.

Le lundi nous restons à Tréboul. Un avis de vent frais jusque 21h le soir avec un temps maussade nous fait préférer une balade sur le sentier côtier plutôt qu’une sortie en mer. Les jours suivants s’annoncent plus cléments et plus propices à notre programme.

Le mardi lever 4h pour une sortie de nuit à 5h. Objectif déjeuner à Sein puis nuit à Camaret. Le jour se lève avec de la grisaille dans la baie de Douarnenez où nous tirons des bords. A la sortie de la baie nous découvrons le raz de Sein avec ses phares mythiques : La Vieille et Tévennec et puis dans le fond l’imposant phare de l’île de Sein. Approche de l’Ile de Sein par le Nord et mouillage au pied du phare du petit port de Men Brial. Le soleil fait son apparition et nous déjeunons à bord sous le ciel bleu.

Phare de l'ile de Sein

Phare de l’ile de Sein

L’après-midi nous tirons un très beau bord de près sur Camaret et rasons les magnifiques rochers du Toulinguet. Nous avons la chance de voir une chasse sur un banc de poissons à laquelle participaient une belle bande de dauphins et une colonie de fous de bassan avec leur superbe et impressionnant plongeon. Nous arrivons vers 18h30 à Camaret.

Entre Sein et Camaret avec les rochers du Toulinguet

Le lendemain nous partons pour Ouessant sous le soleil mais malheureusement sans vent (moteur). Nous faisons un stop à Molène en passant au Sud depuis les Pierres Noires et le passage de la Chimère entre les iles de Trielen et Quémenes.

Molène

Déjeuner en mer et balade sur Molène que nous quittons en fin d’après-midi pour attraper le fameux Fromveur dans le bon sens. Ce dernier nous permet de doubler la vitesse de Soprano et nous arrivons dans la baie de Lampaul pour l’apéro. Au passage de tous les phares mythiques (Kéréon, La Jument, Nividic, Le Stiff, Créac’h…) le silence s’installe à bord et nous aurions même vu une larme couler sur la joue de Jean Yves.

Nous consacrons la matinée du jeudi à une balade sur le sentier côtier d’Ouessant pour aller au bout du bout de la France voir Saint Pierre et Miquelon.

Promenade sur Ouessant et vue sur le Creac’h

Nous sommes tous charmés par Ouessant qui se dévoile sous une journée ensoleillée (pas un nuage en vue) – Départ vers midi ; nous passons l’après-midi entre moteur et voile et arrivons dans la rade naturelle de Brest vers 21H30 au mouillage de l’anse de Roscanvel. Le soleil ne s’éteint que vers 23h ce qui nous permet de dîner dehors en tee-shirt (rarissime dans la région).

Au réveil le lendemain on ne voit pas la côte à 200 m ! Vers 8h30 la brume se lève et nous commençons à voir la terre. Nous en profitons pour descendre se promener à terre et aller voir le mouillage de la cale de Quelern. Retour au bateau puis départ pour remonter la rivière de l’Aulne qui nous révèle ses rives boisées, son cimetière de bateaux de l’armée et le magnifique pont de Térenez ; mouillage au bord de la rivière pour déjeuner puis retour sur le port du château à Brest à la renverse du courant sous une forte grisaille puis crachin pour finir cette semaine de navigation sous une belle pluie bretonne.

Vous entendrez les dictons « Qui voit Molène voit sa peine, qui voit Ouessant voit son sang, qui voit Sein voit sa fin » et lirez des noms sur les cartes tels que « La baie des trépassés » ou « L’île des morts » ; ne vous laissez pas impressionner, c’est une toponymie bretonnes permettant aux finistériens de protéger leurs bijoux et de les garder pour eux.